Fils unique d’Émile Lasalle-Serbat et de Marie Garçon, il est issu de la bourgeoisie industrielle du Nord de la France. L’aisance financière de sa famille provient sans conteste du grand-père, Louis Lasalle-Serbat, chimiste, inventeur du « mastic Serbat ».

Dès son enfance, Louis Serbat quitte la région du Nord pour le Béarn : « pour des raisons de santé et de goût », d’après Adrien Carlier, sa famille est amenée à résider à Pau où son père a une propriété. Il passe avec succès le concours de l’école des Chartres et sortira diplômé en tant qu’archiviste paléographe.

Il mène dès lors, une vie d’érudit et de collectionneur. Il devient un « amateur éclairé, qui ne collectionne pas pour amasser des raretés mais dans l’intention d’étudier chacune des pièces qu’il trouve, avec la ferveur d’un biologiste » (A. Carlier).

Louis Serbat

Louis Serbat épouse en 1903 Madeleine Piscatory de Vaufreland fille du vicomte Auguste, préfet des Basses-Pyrénées et de Lucie Martell, héritière de la célèbre Maison de Cognac.

Après la Seconde Guerre Mondiale, les Serbat seraient venus chercher apaisement et repos en Béarn. Le couple acquiert le domaine en 1946 et s’installe tout d’abord dans les dépendances.

Grands amateurs d’art, ils ont réuni des objets datant essentiellement du Siècle des Lumières. Louis Serbat a en tête un projet d’ouverture au public et crée dans chaque pièce une mise en scène particulière, une ambiance aristocratique. La disposition des pièces ainsi que du mobilier provient de son imagination. Aucun objet n’est placé au hasard. C’est sa femme qui achève ce projet après son décès.

À la mort de Louis, Madeleine s’installe dans le château avec ses domestiques. À sa mort, le domaine et les collections sont légués au Touring Club de France, puis en 1981 repris par le Département des Pyrénées-Atlantiques.